La Bouillonnante 2015

Vendredi 24 avril je me rend à Bouillon (Bel) pour participer au trail La Bouillonnante sur le 104 km.

C'est un défi que je me suis lancé, car n'ayant jamais dépassé la distance de 70 km avec en plus un gros dénivellé.

Il y a des barrières horaires à respecter:

- 27 km Mouzaive - 4h

- 52 km Sugny - 9h

- 75 km Mouzaive - 11h30

- 91 km Frahan - 17h

L'arrivée, 104km en 20h.

Mon objectif était le finir en 20h, donc je devais partir cool.

Le départ est donné à minuit dans la cour du château.

Bouillon2015 002

Dans la cour, un groupe de musiciens percutants avec leurs tonneaux qui s'allume.

Minuit, le départ est donné. On s'élance dans le tunnel du château. Sortie du pont,on entame une descente.

Près du camping,le chemin se rétrécit. A la sortie, un bouchon pour monter la première difficulté.

On voit un serpent formé par les frontales des coureurs onduler sur la cote. C'est majestueux.

Descentes et montées s'enchainent. Beaucoup de coureurs sont dangereux avec leurs bâtons. Problème avec une féminine qui courrait avec les pointes à l'arrière et les bâtons écartés à coté de moi au camping et une autre féminine qui me double dans la deuxième cote et qui plante une première fois juste à coté de mon pied et la deuxième fois je lui marche dessus. Chance. 

Une partie roulante comme je les aime, petites montées et descentes pas techniques. Je me régale surtout que le peleton est bien étiré et que je n'ai plus de pression (je suis à mon allure).

La première heure,près de 8 kilomètres de parcouru. Je baisse mon allure avant d'entamer une serie d'escaliers et de passerelle métalliques, un peu techniques avec des passages de rochers heureusement secs. Chemin étroit où à un certain moment,il fallait pas tomber. Je sentais le vide sur ma gauche.

Pas de problèmes pour se repèrer dans le noir avec des flèches fluo et rectangles fluo poser sur les arbres régulièrement. Je porte ma lampe Kalenij (Run Light) au niveau du ventre et ma lampe frontale 6000lm.

Avec ma mauvaise vue,il fallait bien ça.

Il y a des passages de cours d'eau.

Après le pont de Frahan, un chemin étroit et technique avec passages sous des arbres et rochers. Je demande aux gars qui me suivent,si quelqu'un avait envie de jouer le poisson pilote. Non pas de volontaire?

Après environ 3 heures de course, une grosse averse. Les gars s'arrêtent pour enfiler leurs Kway.Moi je le porte. J'abaisse les manches que j'avais relever et je le referme. C'est une trombe d'eau qui dure pas trop longtemps. 

Le parcours devient moins plaisant. Je me retrouve souvent seul.

Depuis quelques kilomètres, une fille en huaraches (sandales) me passe et que je repasse. Je ne sais pas si c'est elle ou moi qui a un rythme de course haché. Elle est terrible.

Sur un chemin plat, sans difficultés apparentes, plaff, me voilà à terre à plat ventre. J'ai touché quelque chose mais je ne sais pas quoi. Je me relève très vite et je me remet à courir en vérifiant ma lampe ventrale. Maintenant, j'ai peur et je me retient à chaque pas.

Au 26ème kilomètre, plus de plaisir,plus d'eau, j'ai bu 1.5 litre. Je suis régulièrement en déséquilibre.

Le mental lâche. Je cherche le ravito du 27ème à Mouzaive. On traverse un petit village,pas de ravito.

Le chemin qui suit est partiellement fermé par des hautes herbes qui empêche de voir la trace.

Les coureurs de double, j'ai coupé mon effort. Je me suis mis dans la tête d'abandonner.

Un petit mot d'un gars, j'ai envie de reprendre mais j'arrive justement sur une descente très technique et dangereuse de Mouzaive. Je tient à peine debout. Je m'arrête 3 fois pour laisser passer des groupes.

C'est décidé, je m'arrête au ravito. Un léger brouillard se lève.

Le ravito est au 30ème kilomètre. 4h39', la barrière horaire était revu à 4h50'.

Je suis le dernier dans les temps mais j'attend le ramassage avec 5 gars. Le groupe s'agrandit par les coureurs qui sont hors délais. Certains auraient voulu continuer.

Il pleut. On se protège sous la tonnelle qui fuit. On grelote.

Après 45 minutes, une camionnette arrive.

De retour à Bouillon, je me change dans la voiture et je me met dans mon sac de couchage.

Je vais voir le départ du 35/56km.

Je doit attendre que l'on me rapportte mon sac qui se trouve à Sugny (52km).

Je vois le premier (Thomas Beirnaert) du 104 km terminer les derniers mètres au sprint.

Avec ma chance, ce fut la dernière voiture et le dernier sac que l'on décharge.

Il est 12h30.

Maintenant, je me demande si je suis fait pour les ultra techniques. Je pense que je stress de trop et que je me crispe. Je bloque la respriration et la musculature. 

J'ai envie de refaire une expérience sur l'AMT fin juin.

Vidéo Kurt Peeters

 

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Date de dernière mise à jour : 30/04/2015